les Amis du château de la Motte Tilly

LES AMIS DU CHATEAU DE LA MOTTE TILLY
Adresse: Château de La Motte TILLY – 10400
Lieu: LA MOTTE TILLY
Mobile: 06.07.65.79.93
www.lesamisduchateaudelamottetilly.fr

notre maison d’hôtes se situe a 10mn de ce magnifique château et non loin de Nogent-Sur-Seine, il vous est possible de remonter le temps à l’époque où l’abbé Terray, ministre de Louis XV, fit s’élever sa résidence de campagne selon les influences de son siècle. Typique du siècle des Lumières, le château de la Motte-Tilly est une élégante demeure de brique et de grès dans un parc, de 60 hectares labellisé « jardin remarquable », avec jardins à la française et à l’anglaise ainsi qu’un « miroir » d’eau qui magnifie le domaine. Le dynamisme du château se reflète dans ses nombreuses animations culturelles qui s’y déroulent pendant la période estivale. Les groupes sont accueillis au château sur rendez-vous, tout au long de l’année, tous les jours sans exception

LE CHATEAU ….Le château de La Motte-Tilly est édifié à partir de 1754 dans un parc boisé en bordure de la Seine, sur des plans de l’architecte François Nicolas Lancret, pour les frères Terray.

Le plus célèbre, l’abbé Joseph Marie Terray devient contrôleur général des finances du roi Louis XV en 1769.
En 1910, le comte de Rohan-Chabot, descendant par sa mère de la famille Terray, entreprend des travaux de restauration d’après des documents d’archives. Le parc est ainsi redessiné avec des terrasses descendant en pente douce jusqu’au miroir d’eau.
Le château est classé monument historique en 1946.
Après le décès du comte en 1964, sa fille, la marquise de Maillé, reconstitue par le décor et l’ameublement aux prestigieuses estampilles, l’ambiance raffinée d’une demeure du XVIIIème siècle.
Décédée en 1972, sans héritier, la marquise lègue son château à la CaisseNationale des Momuments Historiques et des sites aujourd’hui Centre des Momuments Nationaux, à condition qu’il soit maintenu en l’état et que « le visiteur puisse y ressentir le sentiment d’une présence ».~~~

Mentionné au XIVe siècle comme maison et forteresse de la Mote de Tilly sur Seine, le château d’origine conserva longtemps son allure fortifiée, ce qui n’empêcha pas le duc de Bournonville, gouverneur de Paris sous Louis XIV, de le choisir comme lieu de retraite. En 1710 encore, il figure dans un acte comme sis sur le bord de la rivière de Seine, contenant plusieurs corps de logis, tant ancien que nouveaux, quatre grosses tours, une grande cour, diverses dépendances et fossez.
Tout changea en 1748 lorsque l’abbé Terray, conseiller au Parlement de Paris, et son frère Pierre, procureur général en la Cour des Aides, firent l’acquisition de la terre. Abandonnant l’ancien château, ils firent construire, en 1754-1757, la demeure actuelle sur le bord du plateau, face à la vallée.
Nommé contrôleur général des Finances et 1769, l’abbé Terray constitua avec les ministres Maupeou et d’Aiguillon le célèbre triumvirat qui, face à une crise financière sans précédent, lança un ambitieux programme de modernisation fiscale. S’il réussit à restaurer spectaculairement les finances du royaume, il se heurta aux privilégiés, aux faiseurs d’opinion et même au peuple qu’il voulait favoriser. Renvoyé dès l’avènement de Louis XVI, il mourut quelques années plus tard, chargé d’injures et de l’exécration publique.
Héritier de son oncle, Antoine-Jean Terray fit remplacer les jardins réguliers, à la française, par un vaste parc paysager. Il mourut sur l’échafaud en 1794, mais son fils put reprendre possession du château, démeublé et saccagé, et le faire restaurer. Demeuré dans sa descendance, le domaine échut en 1910 à Gérard de Rohan-Chabot, duc de Ravèse, qui se consacra à sa restauration du château et à la restitution de ses jardins tels qu’ils devaient être à l’époque de l’abbé Terray. A sa mort, en 1964, la marquise de Maillé, sa fille, fit achever les aménagements intérieurs et y réunit une fort belle collection de mobilier, de tableaux et d’objets d’art. En 1972, elle légua l’ensemble du domaine à la Caisse Nationale des Monuments historiques, sous réserve que le château demeure ouvert aux visiteurs.

Le domaine de la Motte-Tilly est un excellent exemple de grande demeure du XVIIIe siècle, fidèles aux règles mises en place par les maîtres d’œuvre du siècle de Louis XIV : grandes perspectives rectilignes, tracés réguliers, symétrie, tant dans l’architecture et l’ordonnancement des bâtiments que dans celui des abords et des jardins.
La visite intérieure permettra de saisir l’organisation des appartements, entrée, escalier d’honneur et salle à manger du côté de l’arrivée, suite de salons face aux jardins, chambres des maîtres de maison de part et d’autre, communicant avec de petites pièces entresolées logées sur les côtés.
Elle permettra aussi d’apprécier la qualité du mobilier et des éléments de décor, boiseries, tableaux, tapisseries et objets d’art, choisis par la marquise de Maillé, avec un goût très sûr, pour évoquer ce que pouvait être le cadre de la vie privée d’un ministre au milieu du XVIIIe siècle.

LES JARDINS
L’un des attraits de La Motte Tilly réside dans la beauté de son parc et surtout dans sa situation exceptionnelle. De la terrasse Nord, la vue s’étend sur le « miroir », vaste plan d’eau à partir duquel toutes les perspectives ont été calculées; en forme de rectangle très allongé, il est bordé de chaque côté d’une allée de tilleuls. Une haute charmille à la fois, mur et rive, clôt l’ensemble de la perspective et masque l’étroite route qui conduit du village de La Motte Tilly à Courceroy.
Ainsi que la Seine, le « miroir » ne tire pas directement ses eaux du fleuve, mais il est tributaire d’un canal, le canal Terray. Ce n’est qu’en 1770 que l’Abbé Terray obtint par arrêt du Conseil d’Etat, l’autorisation d’ouvrir une prise d’eau à Nogent. Il prévoyait le rétablissement d’un ancien moulin situé à La Motte Tilly « à côté du pont du village » pour « faciliter à la ville de Paris la conduite des farines ».
Si une partie du parc a été restaurée après 1910, en jardins « à la française », au-delà, s’étend encore un vaste parc « à l’anglaise » créé par Claude Hippolyte Terray à la veille de la Révolution.
C’est à lui que l’on doit sans doute la petite grotte artificielle cachée dans les taillis du côté Est du parc. On y descend par quatorze marches et on se trouve dans une rotonde en tuf de Resson et creusée de quatre niches en plein cintre. Entre celles-ci, des pilastres à clef saillante sont décorées de stalactites en formes de larmes. Un lanternon vitré au centre de la voûte en pierre laisse filtrer une faible lumière.
Peuplé d’arbres aux essences rares, thuyas et cèdres bleus, le domaine de La Motte Tilly associe à la noblesse du jardin classique dessiné pour l’Abbé Terray, le charme romantique d’un parc à l’anglaise.
En grande partie défiguré par la tempête du 26 décembre 1999, le parc fait l’objet de réflexions qui visent à lui redonner toute sa noblesse.
LE TILLETUM
Le tilleul a toujours été un élément important du paysage local, peuplant à l’état naturel ce coin de la vallée de la Seine. Le nom même du village « La Motte Tilly » tire ses origines de cet arbre.
Ce tilletum est né d’un partenariat avec la Fondation de France, l’ONF et le Centre des Monuments Nationaux. C’est une invitation à découvrir le tilleul à travers le monde ; la collection se compose pour l’instant de 68 arbres et va s’agrandir dans les années à venir.
Ecoutons Antoine Joseph Dezallier d’Argenville nous parler du Tilleul dans son livre « La théorie et la pratique du jardinage » (édition de 1739) :
« Le tilleul ou Tillot est un des arbres les plus recherchés pour planter des allées et des bosquets, parce qu’il vient promptement, et qu’il se prête avec souplesse à toutes fortes de figures, et à toutes sortes de terreins. Sa feuille, sa tige, sa tête, son écorce, tout en est beau : il jette dans l’Eté des fleurs dont l’odeur est fort agréable ; son bois n’est pas des plus estimés, étant du bois blanc ; aussi s’en sert on peu dans les ouvrages : cependant, on fait des cordes à puits avec son écorce. Cet arbre ne souffre aucun insecte ; mais il se verse et se creuse aisément, et par là il n’est pas d’une longue durée. Il y en a une espèce, appelée Tillot d’Hollande, qui est la plus estimée à cause de son large feuillage : il produit de la graine, et vient aisément de marcottes. »

Ouvert toute l’année.
Du 15 mai au 15 septembre : tous les jours sauf lundi de 10h à 12h et 14h à 18h.
Le reste de l’année : tous les jours sauf lundi de 10h à 12h et 14h à 17h.